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Startups : 6 conseils pour tirer son épingle du jeu

Par Nicolas Naigeon, CEO et co-fondateur, Aveine

Un nombre croissant d’entrepreneurs est séduit par l’idée de monter une start-up. Mais la course, semée d’obstacles et extrêmement compétitive, pourrait venir à bout de l’enthousiasme des plus déterminés. Voici six conseils pour faire son entrée en beauté.

La conjoncture a rarement été aussi propice à la création d’entreprises : élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République ; inauguration de Station F à la Halle Freyssinet ; croissance estimée à 1,9 % pour 2018 par l’INSEE. Paris devient la ville où entreprendre, et la France est en passe de s’imposer comme le nouvel Eldorado des start-ups, dont certaines pépites, tels OVH ou Sigfox, ont réussi des levées de fond atteignant 300 millions de dollars.
Il faut pourtant garder à l’esprit que 80 % des start-ups échouent moins de 18 mois après leur création, souvent parce qu’elles atteignent leur burning rate[1], ce stade où les start-ups n’ont plus assez de trésorerie pour soutenir leur développement. Pour éviter cet écueil, une start-up a besoin d’intéresser business angels et incubateurs.

1. Former une équipe soudée
On ne le répétera jamais assez, l’équipe est la clef de voûte de toute start-up. C’est de la cohésion et de la bonne entente de ses membres que dépend en majeure partie le succès d’une start-up ; plus, même, que le concept. On ne se lance pas seul dans l’aventure entrepreneuriale : il est nécessaire de bien s’entourer. Entre une start-up qui s’apprête à révolutionner l’intelligence artificielle, avec une équipe bancale, et une start-up qui lance une marque de tisanes biologiques, portée par une équipe unie, les business angels préféreront miser sur les tisanes, pour la simple raison qu’une équipe solide ira jusqu’au bout, et représente un investissement plus sûr.

2. Trouver un secteur spécialisé
Plutôt que vouloir réinventer Facebook ou être le nouvel Instagram, mieux vaut miser sur un secteur ou un produit de niche. Avec l’importance croissante de l’authenticité, les start-up qui naissent d’un engagement personnel des fondateurs s’accompagnent souvent de belles réussites. La success-story de Siggi’s en est un bon exemple : fondée en 2010, cette start-up est née de la frustration de son créateur, Siggi Hilmarsson, qui regrettait de ne pas retrouver le goût de ses yaourts islandais skyr à Manhattan. La jeune marque française, Michel et Augustin, a également su donner un souffle nouveau aux biscuits français et inspirer d’autres jeunes entrepreneurs à commercialiser un produit qui leur est cher, comme Kalios, pour l’huile d’olive, ou Appie pour le cidre.

3. Tester de nouveaux débouchés
Avec l’allongement de la durée de vie, la part des plus de 60 ans devrait représenter 30 % de la société en 2035. L’un des marchés les plus intéressants pour les start-ups est celui de la Silver économie, ou économie des seniors, qui regroupe toutes les démarches visant à préserver l’autonomie des personnes âgées. Conscient de l’enjeu, le Ministère de l’Économie a signé en 2013 un contrat de filière pour 6 ans, afin d’encourager le développement de ce pan prometteur de l’économie.
De même, le marché de l’économie collaborative, s’il n’est pas nouveau, connaît un essor important depuis quelques années, avec 36% de croissance annuelle. Les entreprises françaises ont d’ailleurs su s’y implanter avec succès, et représentent aujourd’hui près d’un quart de ce marché à 15 milliards d’euros.

4. Customiser, customiser, customiser
Les clients recherchent des produits qui leur donnent à la fois un sentiment d’appartenance — comme par exemple une paire de Nike Air — et qu’ils peuvent personnaliser. Appartenir tout en se démarquant est l’une des grandes tendances marketing, selon l’étude The Future 100 : 2018, de l’agence américaine J. Walter Thomson. Pour poursuivre l’exemple des baskets, la personnalisation s’accélère, avec des services tels que Vans Customs, NikeID, et maintenant la Speed Factoy qu’Adidas vient d’ouvrir en Bavière. Cette personnalisation des produits présente un double avantage pour les entreprises : d’une part, la demande se fabrique une offre sur mesure, ce qui constitue une petite révolution économique ; d’autre part, la création à la demande résout enfin le problème du stockage.

5. Prendre soin de ses collaborateurs et ses clients
Un grand nombre de start-ups font de la valorisation de leurs collaborateurs une de leurs priorités, et c’est heureux, car une entreprise s’enrichit de la personnalité de ceux qui y travaillent. Une façon proactive d’installer un climat positif dans votre start-up peut être de l’inscrire dans une démarche RSE, qui instaure des pratiques sociales, environnementales et économiques pour améliorer la société. Ce soin apporté aux personnes doit également s’appliquer aux clients. On parle beaucoup de l’importance de l’e-réputation : la meilleure façon d’avoir une bonne image est de soigner ses clients, qui sont au cœur d’une stratégie de communication réussie. Rien de pire pour la réputation d’une marque qu’un bad buzz. D’ordre général, adopter une attitude bienveillante et prendre soin des individus aura pour conséquence une plus grande motivation des collaborateurs et une fidélisation de la clientèle.

6. Et, par-dessus tout, faire preuve de ténacité
Le succès des licornes[2] fait rêver mais, comme leur nom l’indique, on en voit très peu. Il n’est dès lors pas raisonnable de se lancer dans l’aventure avec comme objectif d’être une licorne ou rien. Développer une start-up est comme courir un marathon : c’est de l’endurance et de la ténacité que viendra le véritable succès. D’où l’importance d’une équipe solide, prête à relever des défis et à vivre l’aventure ensemble.

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Virginie Do Carmo

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Virginie Do Carmo

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