Voici une galerie de portraits acides de frustrés ordinaires, des profils professionnels peu reluisants, des petites histoires futiles… et les rêveries totalement décalées d’un auteur travaillant comme cadre dans une grande entreprise. De la machine à café à la description de la Dir’Com, en passant par le conceptologue et le manutentionnaire en énergie éolienne, ce livre truculent vous propose vingt ans de misanthropie, en réunion, en formation ou à la galette des rois. Vous verrez d’un autre œil les langues de belle-mère, les coléoptères et la Coupe du monde, vous comprendrez ce que sont réellement les forces du mal et, surtout, vous saurez enfin ce qu’est un expert en plume d’astrakan…

Un récit foisonnant et jubilatoire, où l’auteur cultive l’art de la pointe.

Biographie

Frédéric Larty est marié et père de famille. Il est cadre de direction. Son domaine de compétences est la gestion (finances, RH, contrôle de gestion). Il peut ainsi observer à son aise les rouages et les interactions humaines complexes d’une organisation employant environ deux mille salariés. Passionné de musique et d’écriture, il est aussi l’auteur de contes musicaux pour enfants.

Extrait :

Ça rappelle le monolithe de l’odyssée 2001, avec les singes qui braillent autour. Le distributeur trône tel un totem des temps modernes. On procède même à des sacrifices rituels : le bon goût, l’intelligence, le café, la soupe à la tomate…

Pourtant l’image blafarde est prometteuse. Enfin plus blafarde que prometteuse… Mais quand même : une jolie tasse moussue entourée de magnifiques grains de café dans une ambiance chaude et voluptueuse… On est à Rome. Une petite pause devant un ristretto avant d’aller flâner Piazza Navona et manger une gelato al limon…

Devant la terrasse un chat posé nonchalamment sur une fiat 500 regarde les passants en fermant de temps en temps les yeux, comme pour approuver en connaisseur le rythme lent et hypnotisant de la dolce vita. On entend presque Paolo Conte ronronner « it’s wonderful, wonderful… ». On avale son café, on ferme les yeux. En une seconde tout est là : l’Italie, les hauts plateaux mexicains, l’orage, le sourire de celle qu’on aime, le vent dans les feuilles, le soleil engourdi du matin et le petit goût d’amande à la fin…

Puis la dure réalité : le bruit infâme de la machine qui verse sa bile sucrée pendant que les consommateurs versent la leur au gré de leurs monologues recyclés, les mêmes qu’on a entendus hier, les mêmes qu’on entendra demain. Rome est loin. Elle vient d’être mise à sac par les barbares.

Quelqu’un a installé une petite table haute pour « améliorer la convivialité de l’espace de vie et d’échange ». Un « mange debout », paraît-il. Vu l’intérêt desdits échanges, on devrait plutôt parler de « dors debout ».

Par terre ça colle. Bien entendu la sémillante cravate qui a fait tomber son fiel caramélisé n’a même pas eu un seul instant l’idée de nettoyer sa crotte. Il vit dans un monde où tout se nettoie automatiquement. Au bureau comme chez lui… Ce soir Virginie passera la serpillière en se demandant pourquoi chaque jour elle trouve le sol maculé par des gens qu’elle ne voit jamais. Elle les imagine dotés de deux mains gauches engoncées dans des moufles, agitées par d’irrépressibles tremblements.

Je n’aime pas les gens et j’aime le café. Voilà les deux raisons pour lesquelles je ne vais plus à la machine à café. Mais c’est pourtant là que ma vocation est née : mes inévitables rêveries, aussi naïves qu’éphémères, un monde dont le sens et les enjeux m’échappent souvent, mes rencontres, mes joies, mes agacements… Bref, une envie soudaine de coucher sur le papier ma vie d’ours en milieu professionnel. Plus de vingt ans d’observations… et au fil d’un journal un tantinet acide, des portraits, des profils, des faits et des errances aux chutes parfois brutales.

Quatrième de couverture

Le Journal d’un ours est un acte de misanthropie. Dans ce recueil de portraits, d’anecdotes, et de psychodrames insignifiants, vous trouverez ici ou là une touche d’aigreur, ailleurs un brin de fatuité, un peu d’esbroufe, de la domination, de l’esquive… Vous découvrirez aussi les rêveries incongrues de l’auteur dans l’enfer ordinaire et confiné du quotidien professionnel, avant d’arriver à ce terrible constat : rien de ce qui est écrit n’a été inventé ni exagéré outre mesure.

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